Valentin van der Meulen

Le travail de Valentin van der MEULEN commence à partir d’une réflexion sur l’image, sa lecture et son lien avec la réalité. Ces axes se sont exprimés d’un point de vue plastique par l’utilisation du recordage, du morcellage, du contraste et maintenant de l’effacement.

Dans un premier temps, travailler à partir d’images d’actualités de la presse écrite ou d’internet, incluant aujourd’hui des images de sa sphère privée, ses grands dessins représentent principalement des individus sur fond noir. Dessins réalisés au fusain et à la pierre noire tendent à faire perdre tout contexte à l’image et son sujet. Le spectateur ne pouvant plus ainsi les relier ni à un événement précis ni à une actualité que l’image à son origine était censée représenter.
Dans un seconde temps, ses dessins sont en partie ou totalement effacés. Destruction ou continuité du processus de l’acte du dessin, ces effacements sont réalisés tant en atelier que lors d’interventions publiques.

Effacer l’image c’est effacer autant son sujet que l’objet qu’est l’image. Lui donner une temporalité propre, la rendre insaisissable ou révélée. Plaçant le spectateur entre » ce qui a été » et » ce qui reste « , l’effacement permet de s’interroger sur des notions de manque, d’éphémère, de disparition, de mémoire mais aussi de trace et d’héritage. Ces notions sont devenues aujourd’hui le socle de son travail.

 

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