Psyckoze

Psyckoze débute dans le monde du graffiti fin 1984, à l’âge de 15 ans. À cette époque, cette culture ne représente qu’une quinzaine de personnes en France. Il commence par taguer ‘Acro. Il adopte ensuite le pseudonyme Psychose en 1987, en résonance aux attentats perpétrés à Paris par Action Directe, qui deviendra définitivement Psyckoze par la suite.

Pendant quinze ans, Psyckoze va poursuivre sa quête identitaire afin de se faire reconnaître dans le microcosme du graffiti en renouvelant son style. Des palissades du Louvre à la Bastille en passant par les quais de Seine, il réalise des graffs dans les endroits les plus étonnants, cherchant surtout à surprendre. Il fait des graffs en couleur dans les tunnels du métro. C’est dans ce contexte qu’il rencontre Colt, qui sera un élément déterminant dans l’évolution de son style.

l participe à la naissance de la MAC (« mort auc cons ») en 1990. Leur ambition est alors de peindre des grands murs, avec une thématique commune aux artistes, afin de montrer une autre image du graffiti que celle du vandalisme que les médias tentent d’imposer.

Son engagement dans le collectif Les Charbonniers en 1991, lui fait prendre conscience de la force de l’art urbain. En 1993, il participe à l’événement « La rue est à nous », organisé par Les Charbonniers dans la Rue Watt (13e arr.). Pendant 10 jours, Psyckoze réalise une fresque par jour en direct, en recouvrant la précédente. Parallèlement, il commence à développer un travail sur toile plus intimiste. Il se concentre sur la peinture, tout en continuant son parcours dans la rue. Il expose pour la première fois en galerie en 1992, dans la galerie Magda Danyzs rue Keller dans le 11e arrondissement de Paris. Entre 1991 et 1993, Il présente ses toiles lors des différents événements auto-produits par les Charbonniers. En mai 1997, il présente une exposition personnelle Parcours et parpaings, regroupant des œuvres réalisées sur cinq ans. Sur 400 mètres carrés, dans une ancienne manufacture du XIXe arrondissement, il recrée une rue qu’il habille d’œuvres réalisées sur différents supports (toiles, bois, panneaux de signalétique). En juin de la même année, il réalise une exposition avec Jonoe, un artiste graffeurs au Frigo.

Régulièrement, il alterne les expositions en galerie et dans des espaces autoproduits. En septembre 2001, il participe à l’exposition Rétrospective Graffiti organisée par Agnès Troublé organisée à la Galerie du jour à Paris. Il met en scène les catacombes de Paris dans une installation qui présente des toiles, de la sculpture et de la vidéo. En 2003, il produit une exposition personnelle intitulée Prise de tête, à la Fonderie, espace d’atelier et de diffusion à Bagnolet (lire ci-dessous). En 2004, il réitère avec une exposition consacrée aux carrières souterraines « Autopsy ».

Du 27 mars au 3 mai 2009, il participe à l’exposition Tag au Grand palais. Il collabore avec Alain Dominique Gallizia, collectionneur et porteur du projet, rencontre des artistes en France et à New-York et apporte son éclairage sur l’historique du mouvement en France et outre-atlantique.Psyckoze développe aujourd’hui en parallèle son travail en atelier et dans la rue qui sont pour lui indissociables. Le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée qui doit ouvrir en 2013 à Marseille a acquis plusieurs de ses œuvres.

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